VISIONS DE LA SCÉNOGRAPHIE

Comité Scientifique mon amour

 

 

Le comité scientifique est à la muséographie ce que le rouleau à pâtisserie est à la susnommée : il écrête tout ce qui dépasse, et, innocemment, il fait entrer tout le monde dans le moule (que je n'ose pas qualifier).

 

Cet usage traîne plutôt qu'il ne trône en muséographie. En général, il est dirigé d'un doigt somme toute assez négligeant par l'institution qui assure ainsi bourgeoisement son autosatisfaction en le plaçant entre elle et le muséographe.

 

Est-ce à dire que le muséographe est malheureux ? Pas le moins du monde. Il va attaquer bravement une mission non rémunérée, qu'il s'est donné à lui-même, expérience aidant, et qui consiste à prouver au comité scientifique qu'il travaille. Car connaissez-vous la très grande qualité d'un scientifique (quel qu'il soit) ? Il respecte le travail. Donc, à la suite de quelques réunions et comptes-rendus (c'est assez embêtant car ces scientifiques là, tout comme l'institution, ne font pas de comptes-rendus), il va connaître une paix sous une forme de respect aimable.

 

Par contre, ce sur quoi il va s'interroger toute sa vie - car lui, tous les soirs, va visiter en rêve son musée et donc, c'est sa vie qui se moule sur ce rêve, cette projection dont il rêvera les moindres détails, jusqu'à la poignée de porte - .

 

C'est sur ce sentiment d'être passé à côté de l'essentiel.