VISIONS DE LA SCÉNOGRAPHIE

Le PSC n'a pas que des hooligans

 

 

Ces dernières années ont vu arriver - outre la procédure de marché négocié, sorte de chambre à torture et esclavage, dont la légalité en regard des droits de l'homme me semble parfaitement douteuse - une invention terrifiante : le PSC, ou Programme Scientifique et Culturel, auquel on a peine à mettre des majuscules.

 

En quoi le Programme Scientifique et Culturel est-il, sur le principe, sur le fond et enfin sur la forme, scientifique et culturel ? En rien, je vous assure : en rien. Ce n'est pas une pensée, c'est un exercice, dont l'auteur(e) n'a de cesse de prouver qu'il est "à la hauteur" de la commande qui lui a été faite. Pénible exercice, à la fois personnel et normatif, qui va jouer de deux registres : le patrimoine évidemment exceptionnel qui lui a été confié - et qui est sans doute le signe du caractère exceptionnel de la personnalité qui s'exprime - , et la norme muséographique (dans laquelle tout défile - Oh cauchemar - : la notion d'objet, celle de vitrine, celle, encore d'espace muséographique, et je ne parle pas de poncifs de la médiation culturelle, qui font le gras d'une profession qui n'en n'est pas une : les muséologues, ni d'un éventuel répertoire de collection, heureusement placé en annexe, mais dûment imposé.

 

L'un des pires PSC qui m'ait été donné de consulter, est celui de la Restitution de la Grotte Chauvet. Je n'ai heureusement pas eu à le prendre en compte. Cette fois-ci le Maître d'Ouvrage était du côté du public.